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Depuis deux ans, plus de quatre millions de femmes attendent un décret qui pourrait transformer leur quotidien. Voté, financé, mais toujours pas appliqué, ce texte prévoyait enfin le remboursement des protections menstruelles réutilisables. Une simple signature bloque encore tout. Et ce silence commence à peser lourd.
Un décret voté mais toujours absent
Dans la loi de financement de la Sécurité sociale 2024, une mesure claire avait été adoptée : rembourser les culottes menstruelles et les coupes menstruelles pour :
- les femmes de moins de 26 ans
- les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (C2S)
Les produits sont déjà prêts, les réseaux de distribution sont en place, et le budget existe. Pourtant, sans la publication du décret d’application, rien ne peut entrer en action. Ce retard administratif empêche l’accès gratuit à ces protections pour des millions de femmes. Et l’attente devient insupportable.
L’appel des entrepreneures et des associations
Le 13 janvier, trois femmes engagées – Léocadie Raymond, Pauline de Sentenac et Marion Goilav – ont pris la parole. Dans une lettre ouverte, elles ont interpellé directement le gouvernement :
« Le décret existe. Les réseaux sont prêts. Les femmes n’ont plus le temps d’attendre. »
Leur message est clair : la logistique ne pose aucun problème. Le financement est là. Et chaque mois perdu plonge des femmes dans la précarité. Ce blocage finit par devenir un symbole d’injustice silencieuse.
Des conséquences concrètes pour la santé
Pour celles qui vivent déjà dans la précarité, ce retard a des conséquences très concrètes. Sans remboursement, elles doivent faire un choix douloureux entre :
- acheter des protections hygiéniques
- ou économiser pour des besoins essentiels : soins médicaux, alimentation, transport
Le résultat ? Certaines utilisent des solutions de fortune, mauvaises pour leur santé. D’autres s’isolent socialement ou ratent le travail. Le cycle menstruel devient alors un facteur d’exclusion. Et ce sont des risques inutiles.
Des promesses politiques, mais toujours pas d’actes
La ministre Aurore Bergé l’a reconnu : ce retard est “inacceptable”. Le gouvernement avait parlé d’une mise en œuvre avant fin 2025. Mais aujourd’hui, aucune date, aucun engagement clair. Les associations, de leur côté, redoublent d’actions :
- pétitions citoyennes
- campagnes de sensibilisation
- interpellations sur les réseaux sociaux
Malgré tout, aucune réponse concrète n’est encore venue des autorités. Et l’attente devient de plus en plus insoutenable.
Un simple décret pour changer des millions de vies
Il ne manque qu’une signature. Tous les mécanismes sont prêts. La demande est forte. La pression monte sur les ministères. Et pourtant, la publication du décret reste bloquée.
Alors, la question se pose : faut-il vraiment une mobilisation populaire pour débloquer une mesure déjà votée ? La société avance. Et cette mesure pourrait réduire immédiatement la précarité menstruelle pour des millions de jeunes filles et de femmes.
Des attentes qui dépassent le simple remboursement
Dans les commentaires et témoignages, des voix s’élèvent aussi pour élargir le débat. Plusieurs internautes rappellent que de nombreuses femmes, atteintes de problèmes de santé comme l’incontinence, ne sont pas prises en compte par cette mesure. D’autres expliquent les démarches existantes, longues et complexes, pour obtenir la prise en charge via l’AAH ou la PCH.
Mais toutes soulignent la même chose : on attend des solutions simples, efficaces et accessibles. Et surtout, on attend qu’une promesse devienne réalité.
Et maintenant ?
Les attentes sont claires. La colère grandit. Mais aussi l’espoir que la société civile fasse bouger les lignes. Il ne s’agit pas seulement d’argent, mais de dignité, de santé, et d’égalité d’accès.
Chaque mois passé sans décret, ce sont des milliers de jeunes femmes qui continuent de se débrouiller seules. Alors, si vous êtes concerné(e), informez-vous. Partagez. Interpellez. Car parfois, le vrai changement commence à petite échelle.
Et vous, comment vivez-vous cette attente ? Pensez-vous qu’il faut plus de pression citoyenne pour faire avancer ce dossier ? Votre opinion ou votre témoignage pourrait aider à faire entendre ce besoin urgent et humain.












